
Par Sylvain Tessier
— PDG, Courtier IOBSP
Aura Finance, Lormont (Gironde) · Cabinet inscrit ORIAS n° 10054983
L’assurance-vie reste en 2026 le placement préféré des Français pour préparer un projet patrimonial à moyen-long terme. Pour un projet immobilier dans 5-15 ans, c’est l’un des supports les plus efficaces—combinant rendement, souplesse de gestion, fiscalité avantageuse après 8 ans et liquidité partielle. Chez Aura Finance, cabinet de courtage installé à Lormont depuis 2008, nous intégrons systématiquement l’assurance-vie dans le diagnostic patrimonial préalable au financement immobilier.
Les deux compartiments d’une assurance-vie en 2026
Le fonds en euros
Capital garanti, rémunéré annuellement à un taux fixé par l’assureur. En 2026 (rendement servi au titre de 2025) : 2,30 à 3,40 % net selon les contrats. Idéal pour la sécurisation progressive du capital à l’approche du projet.
Les unités de compte (UC)
Capital non garanti, investi sur des supports diversifiés (actions, obligations, immobilier via SCPI, ETF). Rendement potentiel supérieur (4-7 % historique sur 10 ans) mais avec risque de perte en capital court terme. Idéal pour la phase de constitution longue.
La gestion pilotée
De plus en plus de contrats proposent une gestion pilotée qui ajuste automatiquement la répartition fonds euros / UC selon l’horizon de votre projet (sécurisation progressive). Particulièrement adaptée aux épargnants qui ne souhaitent pas gérer activement.
Avantages clés de l’assurance-vie en 2026
Fiscalité après 8 ans
Au-delà de 8 ans de détention, abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains—avec ensuite imposition au PFU 7,5 % (au lieu de 12,8 % standard) sur la part au-delà de l’abattement.
Liquidité partielle
Vous pouvez effectuer des rachats partiels à tout moment, sans clôturer le contrat. Particulièrement adapté pour mobiliser progressivement le capital lors d’un projet immobilier.
Transmission optimisée
En cas de décès, les capitaux versés avant 70 ans sont hors succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire—l’un des outils les plus efficaces de transmission patrimoniale.
Points de vigilance
Les frais
Trois familles de frais à surveiller : frais d’entrée (0-5 % selon contrats—privilégiez les 0 %), frais de gestion annuels (0,50-1 % sur fonds euros, 0,80-1 % sur UC), et frais d’arbitrage (gratuits sur les bons contrats).
Le risque de perte sur les UC
Les unités de compte ne garantissent pas le capital. À gérer avec un horizon ≥ 5 ans et une diversification appropriée. La gestion pilotée « horizon » limite cette exposition à l’approche du projet.
Structurer votre projet patrimonial avec Aura Finance
Chaque situation est unique. Les informations présentées sont données à titre indicatif. Une réponse personnalisée vous sera apportée après étude de votre dossier par un courtier Aura Finance et, le cas échéant, votre conseil en gestion de patrimoine.
FAQ — Assurance-vie en 2026
Quel rendement attendre d’une assurance-vie en 2026 ?
Fonds euros : 2,30 à 3,40 % net en 2026 (servi au titre de 2025) selon les contrats. UC : rendement moyen historique 4-7 %/an sur 10 ans selon le profil de risque.
L’assurance-vie est-elle bloquée pendant 8 ans ?
Non, c’est un mythe. Vous pouvez retirer à tout moment—mais la fiscalité est nettement plus avantageuse après 8 ans (abattement annuel + taux PFU réduit). Au-delà de 8 ans, l’assurance-vie devient l’un des supports les plus efficaces fiscalement.
Combien peut-on verser sur une assurance-vie ?
Aucun plafond légal. Le seul plafond significatif est celui des 152 500 € par bénéficiaire pour l’exonération de droits de succession (versements avant 70 ans).
Combien d’assurances-vie peut-on cumuler ?
Aucune limite légale. La pratique optimale : ouvrir 2-3 contrats chez des assureurs différents pour diversifier le risque assureur et exploiter les meilleures grilles de chacun.
Faut-il privilégier le fonds euros ou les UC en 2026 ?
Le mix dépend de l’horizon : pour un projet à moins de 5 ans, privilégier le fonds euros. Pour 5-10 ans, mix 40-60 % UC. Pour 10 ans et plus, jusqu’à 70-80 % UC selon profil de risque.
L’assurance-vie est-elle exonérée d’IFI ?
Partiellement. Les contrats incluant des supports immobiliers (SCPI, OPCI) sont soumis à l’IFI sur la part immobilière—ce qui justifie une analyse fine pour les profils soumis à l’IFI.


