
Par Sylvain Tessier
— PDG, Courtier IOBSP
Aura Finance, Lormont (Gironde) · Cabinet inscrit ORIAS n° 10054983
En 2026, la rénovation énergétique reste une priorité pour de nombreux propriétaires. En effet, avec la flambée des prix de l’énergie observée ces dernières années et les exigences du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), isoler sa maison ou remplacer sa vieille chaudière n’est plus un luxe, mais souvent une nécessité. Pourtant, le coût d’un chantier complet peut rapidement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Par conséquent, la question du financement se pose dès les premières étapes du projet.
Si vous êtes propriétaire en Gironde ou en Nouvelle-Aquitaine, plusieurs leviers existent pour alléger la facture. De plus, les aides publiques comme MaPrimeRénov’ et l’éco-prêt à taux zéro peuvent se cumuler avec un prêt travaux classique. Toutefois, chaque situation est différente et les conditions évoluent régulièrement. C’est pourquoi il est essentiel de structurer son dossier avant de signer un devis.
Depuis 2008, le cabinet Aura Finance accompagne les particuliers de Bordeaux et de sa région dans le montage de leur financement immobilier. Ainsi, nous vous proposons dans cet article un tour d’horizon des solutions disponibles en 2026 pour financer vos travaux de rénovation énergétique, ainsi que les bons réflexes pour optimiser le cumul des aides.
Quelles solutions pour financer une rénovation énergétique en 2026 ?
Le financement d’une rénovation énergétique repose aujourd’hui sur trois piliers : les aides publiques, les prêts bancaires et, parfois, les apports personnels. Avant de choisir, il faut donc bien distinguer chaque solution et comprendre les conditions d’éligibilité.
Le prêt travaux classique et le crédit affecté
Un prêt travaux est un crédit à la consommation classique, non affecté dans la plupart des cas, qui permet d’emprunter une somme dédiée aux travaux. Son montant varie généralement de 5 000 à 75 000 €, avec une durée de remboursement comprise entre 2 et 10 ans. De plus, son taux dépend du profil de l’emprunteur, de ses revenus et de sa capacité d’endettement.
En pratique, ce type de crédit est particulièrement utile lorsque le reste à charge, après déduction des aides, dépasse les plafonds de l’éco-PTZ. Par ailleurs, certaines banques proposent des offres de crédit affecté, c’est-à-dire directement liées au devis des travaux. Ce format peut offrir un taux plus avantageux, car l’établissement financier a une visibilité sur l’usage des fonds.
Néanmoins, il convient de comparer plusieurs offres. En effet, le coût total d’un prêt travaux dépend autant du taux nominal que des assurances et des frais de dossier. Ainsi, un courtier peut vous aider à négocier ces conditions, notamment auprès des banques partenaires présentes à Bordeaux et en Gironde.
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
L’éco-prêt à taux zéro est un prêt aidé par l’État destiné à financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique. En 2026, il reste l’un des outils les plus intéressants pour les propriétaires, car il permet d’emprunter sans payer d’intérêts. Selon la nature des travaux, le montant peut atteindre 50 000 € pour une rénovation globale, 30 000 € pour un lot de trois travaux ou plus, ou encore 15 000 € pour une action isolée.
Les conditions de l’éco-PTZ en 2026 sont les suivantes : le logement doit être une résidence principale construite depuis plus de 2 ans, les travaux doivent être réalisés par des entreprises RGE et, dans le cas d’une rénovation globale, un audit énergétique doit démontrer un gain d’au moins deux classes sur le DPE. À noter : depuis le 1er juillet 2025, les travaux éligibles à l’éco-PTZ ont été harmonisés avec ceux de MaPrimeRénov’, ce qui simplifie le parcours.
Pour en savoir plus sur les modalités officielles, vous pouvez consulter la fiche Service-Public.gouv.fr sur l’éco-PTZ.
Comment cumuler MaPrimeRénov’ et éco-PTZ ?
Le cumul des aides est souvent le levier le plus puissant pour rendre un projet de rénovation abordable. Toutefois, il obéit à des règles précises qu’il faut maîtriser avant de lancer les travaux.
Le parcours accompagné MaPrimeRénov’
MaPrimeRénov’ est une aide financière versée par l’Anah, sous conditions de ressources et de type de logement. Elle couvre une partie du montant TTC des travaux éligibles, selon un barème dégressif lié aux revenus du foyer. En outre, le dispositif propose un parcours accompagné, dans lequel un conseiller France Rénov’ ou un accompagnateur Rénov’ accompagne le propriétaire de l’audit énergétique jusqu’à la réception des travaux.
En 2026, l’assiette de dépenses de MaPrimeRénov’ pour une rénovation d’ampleur est plafonnée à 40 000 € HT. Par conséquent, le reste à charge peut être significatif, surtout pour un chantier global. C’est précisément là qu’intervient l’éco-PTZ : il permet de financer cette différence à taux zéro, dans la limite de 50 000 €. Ainsi, le cumul MaPrimeRénov’ + éco-PTZ évite au propriétaire d’avancer une somme trop lourde de sa poche.
Pour vérifier votre éligibilité et les montants auxquels vous pouvez prétendre, nous vous invitons à consulter le site France Rénov’.
Le reste à charge, clé du cumul
Le principe du cumul est simple : l’éco-PTZ finance le reste à charge après déduction de MaPrimeRénov’ et des autres aides cumulables, comme les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). Toutefois, ce reste à charge doit être justifié par des factures correspondant à des travaux éligibles. De plus, la demande d’éco-PTZ s’effectue auprès d’un établissement de crédit partenaire, en présentant la notification d’octroi de MaPrimeRénov’ de l’Anah.
Attention : si vous engagez les travaux avant d’avoir reçu cette notification, vous risquez de ne pas pouvoir bénéficier du cumul. De même, les travaux doivent être réalisés dans les délais impartis et par des professionnels qualifiés. C’est pourquoi une bonne préparation du dossier, devis à l’appui, est indispensable avant de signer quoi que ce soit.
Si vous souhaitez estimer votre capacité d’emprunt pour ce reste à charge, utilisez notre simulateur de prêt immobilier.
Accompagnement d’un courtier pour votre projet travaux à Bordeaux
Le montage d’un financement travaux mêle aides publiques, négociation bancaire et choix des artisans. Ainsi, faire appel à un courtier en prêts immobiliers peut faire gagner du temps, de l’argent et éviter bien des erreurs.
Comparer les offres et sécuriser le financement
Un courtier indépendant dispose d’un panel d’établissements bancaires et peut ainsi comparer plusieurs propositions en fonction de votre profil. Par exemple, pour un financement immobilier complété par un éco-PTZ, il peut négocier le taux du prêt principal tout en vous orientant vers la banque la mieux placée pour le prêt à taux zéro. De plus, il vous aide à calculer votre endettement global, y compris la future mensualité de l’éco-PTZ.
En pratique, le gain peut représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du crédit. Aussi, le courtier vous accompagne dans la constitution du dossier : devis RGE, notification MaPrimeRénov’, justificatifs de revenus, attestation de propriété, etc. Ce suivi est particulièrement précieux lorsque le projet mêle achat d’une résidence principale et travaux de rénovation.
Anticiper les pièges des aides et des artisans
Le financement d’une rénovation énergétique comporte aussi des risques. En effet, un devis mal établi, une entreprise non RGE ou un non-respect des délais peut entraîner la perte d’une aide. Par ailleurs, certaines banques appliquent des conditions spécifiques au montage de l’éco-PTZ, notamment en termes de délai de présentation des factures.
Le rôle du courtier est également de vous signaler ces contraintes en amont. Par exemple, si vous envisagez de revendre votre bien avant la fin du remboursement de l’éco-PTZ, il faut anticiper les implications. De même, si vous êtes bailleur, le logement doit être loué dans les six mois suivant la fin des travaux pour conserver l’éligibilité.
Enfin, un conseil terrain : en Nouvelle-Aquitaine, de nombreux artisans RGE sont disponibles, mais la demande est forte. Il est donc recommandé de sécuriser les devis et les créneaux d’intervention avant de finaliser le financement.

FAQ — Vos questions sur le prêt travaux rénovation 2026
Quel crédit choisir pour financer une rénovation énergétique ?
Le choix dépend du montant des travaux, de votre reste à charge après aides et de votre capacité d’endettement. Si vous bénéficiez de MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ à taux zéro est généralement la solution la plus avantageuse. S’il reste à financer une somme supérieure au plafond de l’éco-PTZ, un prêt travaux classique peut compléter le financement. Dans tous les cas, une simulation personnalisée permet d’identifier la combinaison optimale.
Peut-on cumuler MaPrimeRénov’ avec un prêt travaux classique ?
Oui, il est possible de cumuler MaPrimeRénov’ avec un prêt travaux classique. Toutefois, contrairement à l’éco-PTZ, ce prêt est soumis à un taux d’intérêt et sa durée est plus courte. Par conséquent, le coût total du crédit sera plus élevé. Le cumul est intéressant lorsque le reste à charge dépasse le plafond de l’éco-PTZ ou lorsque les travaux ne sont pas éligibles au prêt à taux zéro.
Quelles sont les conditions du prêt à taux zéro pour des travaux en 2026 ?
Pour bénéficier de l’éco-PTZ en 2026, le logement doit avoir plus de 2 ans, être une résidence principale et les travaux doivent être réalisés par des entreprises RGE. Le montant dépend du nombre et de la nature des travaux : jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale, 30 000 € pour trois travaux ou plus, 25 000 € pour deux travaux, etc. En cas de rénovation globale, un gain de deux classes énergétiques sur le DPE est exigé.
Les travaux doivent-ils être réalisés par un artisan RGE ?
Oui, dans la grande majorité des cas, les travaux doivent être effectués par des entreprises Reconnues Garantes de l’Environnement (RGE). Cette certification garantit que l’entreprise dispose des compétences nécessaires pour réaliser des travaux de rénovation énergétique de qualité. Seule l’opération d’assainissement non collectif constitue une exception. Il est donc conseillé de vérifier la certification RGE de vos artisans avant de signer tout devis.
Combien de temps dure le remboursement d’un éco-PTZ ?
La durée maximale de remboursement de l’éco-PTZ dépend du type de travaux. Pour une rénovation ponctuelle ou un assainissement, elle est de 15 ans. Pour une rénovation globale accompagnée de MaPrimeRénov’, elle peut atteindre 20 ans. Tant que l’éco-PTZ n’est pas totalement remboursé, le logement ne peut pas être transformé en local commercial, mis en location saisonnière ou utilisé comme résidence secondaire.
Chaque situation est unique. Les informations présentées sont données à titre indicatif. Une réponse personnalisée vous sera apportée après étude de votre dossier.


