À Bordeaux, la fiscalité évolue pour freiner la spéculation immobilière : la taxe sur les résidences secondaires grimpe en flèche. Un changement stratégique qui pourrait bouleverser les projets des propriétaires et investisseurs.
Sommaire
Pourquoi la taxe sur les résidences secondaires augmente à Bordeaux ?
La suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales oblige les communes à chercher d’autres leviers fiscaux pour équilibrer leur budget. Bordeaux, à l’instar de grandes villes comme Paris, Nice ou Saint-Jean-de-Luz, a décidé de renforcer la surtaxe sur les résidences secondaires pour répondre à deux enjeux : lutter contre la pénurie de logements et récupérer des recettes locales.
Un levier contre la pression immobilière
À Bordeaux, la tension locative est forte, notamment dans les quartiers étudiants où les petites surfaces se font rares. De nombreux logements, souvent loués sur des plateformes comme Airbnb, échappent au marché classique. En augmentant la taxe, la municipalité espère inciter les propriétaires à revenir vers la location longue durée.
Alain Juppé, ancien maire de Bordeaux, avait déjà annoncé vouloir faire passer la surtaxe de 20 % à 50 % dès 2019, se rapprochant ainsi du plafond légal fixé à 60 % par la loi de finances 2017.
Une tendance nationale
Nice a triplé sa taxe sur les résidences secondaires pour atteindre le maximum autorisé. Saint-Jean-de-Luz l’a doublée à 40 %, et d’autres villes comme Toulouse envisagent des mesures similaires. Le message est clair : les collectivités locales cherchent à réguler l’accès au logement, surtout dans les zones tendues.
Quels impacts pour les propriétaires bordelais ?
Pour les détenteurs de résidences secondaires à Bordeaux, cette hausse peut représenter plusieurs centaines voire milliers d’euros supplémentaires chaque année. Le seuil psychologique des 50 % pourrait en décourager plus d’un, surtout si le bien est sous-occupé ou peu rentable en meublé touristique.
Optimiser son bien plutôt que subir la taxe
Plutôt que de payer davantage d’impôts, certains propriétaires peuvent repenser l’usage de leur bien :
- Passer à une location meublée longue durée, plus stable fiscalement
- Opter pour la mise en location dans le cadre d’un investissement locatif
- Réaliser une simulation de prêt pour envisager un nouveau projet plus rentable
Revoir sa stratégie d’investissement
Les propriétaires qui visaient une rentabilité courte avec des meublés touristiques devront peut-être revoir leur copie. Bordeaux tend à privilégier les investisseurs tournés vers l’habitation durable. Si votre projet est récent ou en réflexion, notre équipe de courtiers à Bordeaux peut vous accompagner pour adapter votre stratégie aux nouvelles réalités fiscales et locales.
Quels choix pour l’avenir de votre bien ?
Penser plus large que la fiscalité
Bien qu’il s’agisse d’un élément majeur, la fiscalité ne doit pas être l’unique critère de décision. Un projet de résidence principale, un objectif patrimonial ou une revente optimisée sont autant de pistes à explorer pour rentabiliser intelligemment son bien à Bordeaux.
Se faire accompagner pour sécuriser son projet
Les évolutions fiscales locales peuvent déstabiliser, mais elles sont aussi l’occasion de se poser les bonnes questions sur la rentabilité et la gestion de votre résidence secondaire. En tant que spécialistes du financement immobilier à Bordeaux, nous vous aidons à construire un projet cohérent, en tenant compte de l’environnement fiscal, locatif et patrimonial.
La fiscalité bordelaise évolue, mais avec un bon accompagnement, elle peut devenir un levier de performance pour votre investissement.